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Universel, le vin a des origines très anciennes. C’est en Egypte que l’on a retrouvé les plus anciennes activités liées à la viticulture.
Les anciens Egyptiens appréciaient le vin mais également la bière.
Les historiens notent aussi que le mot «vin » a sans doute une origine sémitique, et que plusieurs textes sémitiques, égyptiens et grecs attribuent une même origine transcaucasienne à la viticulture.
Comment l’idée est-elle venue de transformer le raisin en boisson ? Nul ne le sait. Peut-être n’est-ce qu’un hasard comme beaucoup d’inventions.
Toujours est-il que toutes les civilisations du pourtour méditerranéen ont fait de la viticulture l’une de leur principale activité commerciale.
Les Grecs et les Romains, grands amateurs de vin, ont même rendu hommage à ce breuvage en lui dédiant un dieu.
Appelé Bacchus par les Romains, Dionysos est, dans l'Antiquité, le dieu de la Vigne et du Vin. II symbolise le délire mystique, par opposition au mythe d'Apollon tout imprégné d'harmonie raisonnée.

 

 

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifL’apparition des vignes

On pense que les vignes vraies du genre Vitis ont fait leur apparition au cours de l'ère tertiaire (entre 65 et 2 millions d'années avant notre ère). Les quatre glaciations de l'époque quaternaire limitent ensuite leur aire d'implantation au pourtour de la Méditerranée, aux rives de la mer Noire et au Moyen-Orient; puis on observe une remontée vers le nord de la vigne sauvage (Vitis sylvestra), à l'origine des cépages cultivés aujourd'hui.

La mise en culture de la vigne débuterait, quant à elle, il y a six mille ans, dans le sud du Caucase. Il s'agit, précisons-le, d'une hypothèse déduite de la persistance vivace de vigne sauvage dans cette zone. Ainsi, dans l'Ancien Testament, le premier acte de Noé après le Déluge est de planter une vigne au pied du mont Ararat.
Quoi qu'il en soit, la vigne sauvage subit des mutations successives et une sélection, qui la transforme en Vitis vinifera sativa, c'est-à-dire en vigne cultivée.

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifEn Égypte et en Mésopotamie

Divers types de cépages se sont répandus sur le pourtour de la mer Noire et de la Méditerranée.
La vigne est cultivée en Égypte, vers 3200 avant notre ère, comme en témoigne l'un des tout premiers signes hiéroglyphiques, représentant des piquets fourchus supportant un pied de vigne.

Transport d'amphores sous l'Egypte ancienne

Des paysans transportent des amphores de vin.

En Mésopotamie, le vin commence à être fréquemment mentionné à partir de la fin du IIIe millénaire. Les plus anciennes lois relatives au vin sont édictées par le roi Hammourabi, à Babylone, au XVIIIe siècle avant notre ère. Plus récemment, au début du Ier millénaire, des scènes représentées sur les bas-reliefs montrent que les Assyriens maîtrisent toutes les techniques de fabrication du vin, dont il existe alors de nombreuses variétés.

Vendanges en Egypte

Vendanges en Egypte (détail d'une fresque, Thèbes, )

Le vin de palme était préparé à partir de la sève du palmier-dattier. Le vin de datte était lui obtenu par macération de dattes dans l’eau, suivie de fermentation.

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifLe nectar du Nil

La bière existait en Egypte bien avant les pyramides. En 1989, des archéologues fouillant l’ancienne cité de Hierakonpolis sur les rives du Nil, ont découvert une brasserie vieille de 5400 ans.

Four à pain de l'Egypte ancienne

Four à pain. La bière était notamment composée de pain mal cuit. © dinosoria.com

Cette bière était un mélange d’eau, de pain mal cuit, de malt et de jus de dattes. C’est la plus ancienne brasserie que l’on connaisse.

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifGrecs et Romains

À partir du VIIe siècle avant notre ère, l'activité colonisatrice des Grecs permet la diffusion de la viticulture tout le long des côtes méditerranéennes. Les Romains sont, à leur tour, d'excellents vignerons. Ils empruntent aux Grecs l'essentiel de leurs techniques viticoles, et ils les diffusent à travers leur empire, plus particulièrement en Gaule et en Germanie.

Grecs et Romains sont aussi les fondateurs de l'œnologie, ou science de la vinification, puisqu'ils font subir au vin des traitements destinés à l'améliorer et à assurer sa conservation : soutirage, plâtrage, addition d'argile, de chaux et de poudre de marbre, salage, etc.

Les soins qu'ils apportent à la vigne sont, par ailleurs, incessants.

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifLe culte de Dionysos

Fils de Zeus, Dionysos découvre à l'âge adulte la vigne et son usage. Condamné à la folie par les dieux de l'Olympe, il erre ensuite sur les rives orientales de la Méditerranée. II n'est délivré de son mal qu'après avoir rencontré la déesse Cybèle, qui l'initie aux rites du vin. II mène alors une vie aventureuse au cours de laquelle il réussit l'exploit de libérer les Bacchantes, prisonnières d'un tyran.

Dionysos

Dionysos.

À Athènes, durant les mois d'hiver, avaient lieu plusieurs fêtes en l'honneur de Dionysos, dont les plus fameuses étaient les Dionysies. Les Anthestéria, célébrées en février, étaient une fête des fleurs au cours de laquelle on buvait le vin nouveau tandis que Dionysos entrait dans la ville sur un char marin (en latin, carrus navalis). C'est là l'origine lointaine du carnaval précédant le Carême de la tradition chrétienne.

http://www.dinosoria.com/kit/puce1.gifLe vin et la religion

Bacchus, le dieu romain du vin, fut souvent représenté sur les sarcophages datant de l'Empire romain. Quand le christianisme rejeta les anciens dieux, ce dieu du vin fut parfois simplement remplacé par un autre vainqueur de la mort : Jésus-Christ.

Nombre des rituels «sataniques » qu'on a connus plus tard, avec leurs sorcières invoquant Satan et leurs adeptes accédant à l'extase par l'alcool et la drogue, sont similaires aux rites des Dionysies ou des Bacchanales, au cours desquels le dieu se manifestait à ses fidèles sous la forme d'un bouc.

Bacchus

Statue de Bacchus à Florence.  

L'importance du vin pour les civilisations proche-orientale et occidentale est fondamentalement liée à son rôle sacramentel et religieux. Plus qu'un simple produit de la terre, le vin est, à proprement parler, un don de Dieu.
Jéhovah donne la vigne à Noé pour adoucir son sort de seul rescapé du Déluge. Le dieu égyptien Amon-Rê protège l'humanité des fureurs de sa fille Hathor, en lui faisant boire une liqueur couleur de sang et en la plongeant ainsi dans le sommeil le plus profond.

Plus tard, les cultes dionysiaques et bacchiques, en Grèce et à Rome, perpétuent ce caractère rituel et sacré du vin. Ce caractère symbolique joue d'ailleurs à son tour un rôle déterminant dans l'extension prodigieuse de la viticulture à travers l'Europe.
L'Église chrétienne sacralise le vin, qui est identifié au sang du Christ, et lui attribue un rôle de premier plan dans le rituel liturgique.
Le sacrifice de la messe et, surtout, le rituel de la communion donnée longtemps sous la double espèce du pain et du vin exigent dès lors un approvisionnement quasi permanent des paroisses en vin.

Vigne

L'Église chrétienne a sacralisé le vin.

Au Moyen-Âge, L'Église multiplie les plantations de vignes. Les monastères, en particulier, font de la vigne une de leurs activités agricoles dominantes.
Ainsi, des régions entières d'Europe se vouent progressivement à la viticulture. Une raison, parmi d'autres, de ce problème très actuel qu'est la surproduction viticole.

Découvrons maintenant l'histoire des Rois Mages

Magnum, jéroboam, mathusalem, melchior… vous saurez tout sur le format des bouteilles !

Balthazar, Melchior… connaissez vous l’histoire des Rois Mages mais essayons de clarifier le format des bouteilles de vin et champagne

Puisqu’une image vaut mieux qu’un long discours, voici le résumé :

http://lestribulationsdesylvin.com/wp-content/uploads/2012/03/Taille-des-bouteilles-vin.jpg

Maintenant vous saurez que le petit nom de la demi bouteille est « fillette » et que les Rois Mages contenaient 12 litres pour Balthazar et 18 litres pour Melchior. Vous me direz qu’avec ça, ils ont pu voir un miracle…

Comme « Mais où est donc Ornicar ? » pour les conjonctions de coordinations (ah les vieux souvenirs de collège), il existe une règle mnémotechnique permettant de mémoriser les tailles de bouteilles dans l’ordre croissant de contenance : « Car de bon matin je remarquais mal sa banalité naturelle » (Quart / Demi / Bouteille / Magnum / Jéroboam / Réhoboram / Mathusalem / Salmanazar / Balthazar / Nabuchodonosor).

Si la plus grosse bouteille de vin est le Melchior (également appelé Salomon), les Champagnes (bien que le champagne soit un vin) vont plus loin et seules quelques maisons réalisent des Souverain (26,25 litres), Primat (27 litres) et Melchizédec (30 litres).

Sauf qu’il y a des exceptions à la règle. En effet, les bordelais se distinguent : une Marie Jeanne est égale à 2,25 litres, un Double Magnum (très logique mais moins poétique) à 3 litres, le Jéroboam 4,5 litres et l’Impériale 6 litres.

Citons pour terminer notre balade poétique, le Pot Lyonnais (46 centilitres), la Désirée Suisse (50 centilitres et avec l’accent), le Clavelin Jurassien pour les vins jaunes (62 centilitres et sans accent) et enfin La Grosse Panse de Liège (1,28 litres une fois).

En parlant de Champagne, savez vous qui a dit « Le champagne est nécessaire en temps de défaite, et obligatoire en temps de victoire » ?   Réponse : Winston Churchill